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En 1874, le président Grant accepte la proposition du chef indien Little Wolf d’échanger mille chevaux contre 1000 femmes blanches afin de favoriser l’intégration des indiens dans le monde des blancs. Se lance alors une campagne de volontariat auprès des femmes qui souhaiteraient servir leur pays et faire partie de ces 1000 femmes qui seront mariées à des indiens. L’Etat va jusque dans les prisons et les asiles. May Dodd est internée dans un asile à la demande de sa famille. Elle vivait hors lien du mariage avec un homme qu’elle aimait et avec lequel elle a eu deux enfants. Elle a refusé le mariage car elle voulait être libre. Cette proposition d’aller vivre chez les indiens représente pour elle la seule possibilité de regagner cette liberté si précieuse. Et “ Franchement, vu la façon dont [elle ] a été traitée par les gens dit “civilisés”, [il lui ] tarde finalement d’aller vivre chez les sauvages.”

May raconte alors sous forme de lettres à sa soeur son voyage avec d’autres femmes dont Marthe qu’elle connait depuis l’asile, Helen Flight l’artiste partie pour observer et dessiner les oiseaux, Phemie ancienne esclave engagée, elle aussi pour assurer sa liberté et les jumelles Margaret et Susan Kelly. Enfin elle décrit sa rencontre avec son mari Little Wolf et son intégration chez les Cheyennes.

J’ai apprécié les talents de conteur de l’auteur, la description des paysages, les personnages dont on cerne bien le caractères, les motivations qui les ont poussés à s’engager dans ce transfert même s’ils sont parfois caricaturaux.

Le début de la lecture a été pleine d’entrain, je m’apprêtais à acheter tout de suite le deuxième volume de ce récit et puis la première moitié lue, je me suis un petit peu égarée, déconcentrée, je suis sortie de l’histoire car aucun événement ne me tenait, jusqu’à ce que s’installe la menace d’une attaque de l’armée américaine.

J’ai globalement apprécié ma lecture, le style, l’histoire et les personnages mais je m’attendais à plus d’émotions.